ECUREY en VERDUNOIS
"Du haut du clocher"
VITRAUX
L’édifice est doté au XIX° siècle de vitraux commandés à la maison « Champigneulle » de Bar le Duc.
Le vitrail de l’Assomption (derrière l’autel) date de 1866. Les géométries qui le soutiennent ont été restaurées vers 1930
Les autres vitraux sont de l’atelier Joseph Benoit, 1925, révisés en 1987 par l’atelier « 54 » de Saint Nicolas de Port. Plus tard un petit grillage est posé pour les protéger.
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La PIETA
En italien le mot Pietà désigne un ensemble sculpté qui représente la vierge qui reçoit Jésus mort sur ses genoux.
A première vue, la disproportion qui existe entre la Vierge et le Christ choque. Une étude approfondie de ce beau groupe s’impose.
La vierge est assise pour recevoir le corps de son fils, que l’on vient de descendre de la croix. Enveloppée dans une robe qu’on ne distingue pas à la hauteur de la poitrine, la vierge porte un voile qui dégage parfaitement le cou qui ne se trouve pas encore serré par la rigidité de la guimpe que l’on voit sur les groupes semblables du XVIème siècle.


Si le vêtement n’est pas visible sur la poitrine, on le distingue nettement dans les restes des plis gothiques sur les genoux comme pour rendre ceux-ci plus accueillants au Christ.
Marie maintient son Fils sans problème d’équilibre : une main simplement posée sur l’épaule gauche et l’autre sur les mains du Christ. Elle se penche vers Lui avec le visage d’une mère qui souffre mais qui n’a rien perdu de son calme et de sa sérénité.
Le Christ est disproportionné par rapport à sa mère. Il semble que le sculpteur ait voulu donner à Marie l’attitude d’une mère qui reçoit un enfant.
La Pietà d’Ecurey est un véritable chef-d’œuvre et une réussite de l’art populaire de la fin du XIVème ou des premières décades du XVème.
Cette statue est recensée dans le récolement (inventaire officiel) qui a été effectué le 30 aout 1986 par Mr François Janvier, conservateur des antiquités et objets d'art pour le département de la Meuse en présence de Mr André Lambotte, à l'époque, 1° adjoint de la commune de d'Ecurey en Verdunois.
LES DEUX SAINTES MARIE
L’une mesure 1,38m et se trouve sur l’autel latéral de droite, l’autre mesure 0,68 m et est une Vierge de procession.
Le 11 décembre 1637, le roi Louis XIII consacra le royaume de France à Marie en son Assomption, il fut alors de bon ton de donner aux statues de la vierge le visage de l’épouse du Roi, la reine Anne d’Autriche. A Ecurey, la tradition locale veut que ces statues aient ce visage. On peut l’accepter mais comment le vérifier. Grâce à des comparaisons, il semblerait que ce soit vrai pour la Vierge de procession, pour l’autre, c’est moins sûr….
Ces deux statues ont des points communs. Elles sont en bois polychrome et portent toutes deux dans la main droite, le sceptre royal et sur le bras gauche, l’Enfant jésus, porteur, quant à lui du globe. Elles sont toutes deux très jolies.
La statue de l’autel a un semblant de déhanchement habituel pour les œuvres du XVème siècle. L’ensemble est plus maniéré, la tête est légèrement inclinée sur la droite, le sceptre est fleuri d’une fleur de lys à l’instar du sceptre des Rois de France. Jésus porte le globe dans la paume de sa main.
Les couleurs imitent celles de la statue de procession mais avec des peintures à l’or qui n’ont aucune parenté avec les ors d’autrefois. L’abbé Léoutre pense que cette statue a été réalisée pour la construction de la chapelle en 1873. A cette époque, en effet les dames de qualité ne portent plus de voile mais un chapeau. Ici le chapeau a été remplacé par la couronne. Cette statue est une belle copie en double de la petite. Malheureusement, l’artiste qui l’a réalisée demeure inconnu.
L’étude morphologique de la statue de procession nous apprend que cette statue vient d’un autre âge. Les teintes ont à peine bougé et n’ont pas du tout l’air d’empâter le bois comme sur la Vierge d’autel. Les plis de la robe et du manteau rappellent les anciens plis gothiques. La Vierge porte le voile des dames de condition. Le cou n’est pas démesuré comme celui de la Vierge d’autel (Le XIXème siècle, en effet, a commencé à aérer le corps). Le buste de la Vierge est plus prononcé grâce aux plis de la robe qui façonne davantage le corps.
Le geste de l’Enfant-Jésus bénissant est plus naturel sur la statue de procession, il maintient le globe sur ses genoux. La teinte bleue du globe est moins fade. L’enfant se penche en avant comme pour entendre la prière adressée à sa mère et signifier qu’Il participe à la réponse. Son visage est gracieux, délicat et plein de tendresse, et beaucoup moins commun que le visage de l’Enfant de la Vierge d’autel. Cette statue est un chef-d’œuvre du XVIIème-XVIIIème. Elle n’appartient en rien à l’art populaire. Son auteur était un artiste chevronné.
Pour être complet, il faut ajouter que ces deux vierges sont appelées « parturientes ». Les mamans en difficulté d’accouchement les priaient : au moment de l’accouchement on plantait un cierge allumé dans un trou aménagé au sommet de la tête de la statue. La prière symbolisée par la flamme du cierge devait aider la parturiente.


LES AUTRES STATUES
D’autres statues ornent l’église. Citons par exemple ND de Lourdes, sainte Jeanne d’Arc, saint Nicolas, sainte Madeleine, sainte Thérèse, saint Antoine de Padoue, saint Vincent, le saint curé d’Ars,
Saint Sébastien (bois peint polychrome – 18° s). On conserve la trace d’une ancienne confrérie de saint Sébastien.
Saint Roch (bois fruitier, taillé peint polychrome – 19° s) près de l’autel de Saint Nicolas.
Statues du Sacré Cœur, de saint Joseph et de saint Pierre (calcaire taillé - 19°s).
Statue de la Vierge de l’Immaculée Conception (bois peint polychrome – 19 °s.


















LE CHEMIN DE CROIX
Il comporte les 14 stations. Placées tout autour de la nef en 1929.





















