ECUREY en VERDUNOIS
"Du haut du clocher"
MERMOZ
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Quand on évoque Mermoz, on pense à ses prouesses, à son audace, à son caractère, à son surnom l’archange… et à sa disparition en plein océan.
Par contre peu de personnes connaissent ses origines meusiennes.
En 1986 le Conseil général de la Meuse a apposé une plaque au cimetière d’Ecurey en Verdunois pour commémorer le 50ème anniversaire de la mort de l’aviateur. En effet ce cimetière abrite la tombe de ses arrière- grands- parents Christophe Gillet et Louise-Madeleine Charpentier qui habitaient près de l’église. Ils eurent plusieurs enfants dont Jean-Baptiste Gillet grand-père de Mermoz.
La fille ainée de celui-ci Georgette-Gabrielle Gillet épousa Charles Mermoz maitre d’hôtel à Aubenton (Aisne). C’est ainsi que naquit Jean Mermoz le 9 décembre 1901.
Hélas le ménage ne s’entendit pas et le petit Jean âgé de 18 mois fut emmené par sa mère chez son grand-père Gillet qui habitait Mainbressy (Ardennes) où il s’était remarié après un veuvage précoce.
C’est là que Jean Mermoz grandit. La vie ne fut pas toujours facile pour la mère et son fils. C’est pourquoi il y eut toujours un grand attachement entre eux deux comme en témoigne la correspondance abondante citée dans le livre de Bernard MARCK Il était une fois Mermoz.
Joseph KESSEL, qui connaissait bien Mermoz, dira dans la biographie Mermoz qu’il publiera aux éditions Gallimard, « … Mermoz n’aimait au monde que sa mère. ».
Maman Gaby ou « Mangaby », comme disait Jean, vint souvent rendre visite à ses parents et amis d’Ecurey et notamment à sa tante, Mme LEMAIRE qui avait été sage-femme à la Cour de Russie.
Jean qui l’accompagnait, connaissait bien Ecurey.
Au moment de la fête patronale, le dimanche après l’Assomption, madame Mermoz et son fils venaient se recueillir sur la tombe familiale. C’était l’occasion pour eux de garder des contacts avec les habitants du village.
Avec son Amilcar rouge décapotable qu’il conduisait « pied au plancher », Mermoz faisait l’admiration des enfants de l’école. Au café du village, il offrait toujours une tournée générale.
Mermoz disparut le lundi 7 décembre 1936 à 10h 47 à bord du quadrimoteur Laté 300 « La Croix du Sud » après un dernier message resté célèbre « coupons moteur arrière droit…… ».
A cette occasion, l’instituteur fit faire une rédaction aux « grands » de l’école sur le sujet : « le héros que notre village a connu ».
Madame Mermoz a séjourné une huitaine de jours chez M. et Mme ANDRE-MENGIN dont elle avait fait la connaissance à Dakar.
Lors de son dernier séjour à Ecurey en 1952, elle déclara, pendant une promenade sur la route d’Haraumont, « J’ai fait le tour du monde et pourtant je n’ai rien vu d’aussi beau que la Meuse, mon pays. »
Ecurey a eu également l’honneur de compter, parmi ses habitants, Mademoiselle Paule Dupuy qui était une petite cousine du héros de l’Aéropostale.





















