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L’ autel majeur

 

Il date de 1899, la date est  écrite à la main au dos de l’autel. Le haut-relief qu’il porte en son centre,  et qui est encadré de deux figures d’anges, pourrait avoir été sculpté par un statuaire de Reims du nom de Haussaire qui a sculpté également le haut-relief de l’ancien autel de Damvillers et qui faisait beaucoup de copies d’œuvres anciennes

Ce haut-relief illustre l’épisode du repas d’Emmaüs. Deux pèlerins faisant route ensemble vers Emmaüs à vingt kilomètres de Jérusalem, rencontrent le Christ après sa Résurrection mais ne le reconnaissent pas. Ce n’est que le soir, au cours du repas à l’auberge qu’ils Le reconnaissent lorsque Celui-ci bénit et rompt le pain.

Le thème du repas d’Emmaüs apparait dans l’iconographie dès le VIème siècle, maiq ce n’est quau XIème-XIIIème siècle qu’on le retrouve sur les chapiteaux ou portails d’églises. Du XVIème au XVIIIème, il est fréquemment illustré par les peintres. Au XIXème siècle, on le retrouve dans les vitraux et plus encore sur les portes de tabernacle ou sur les autels comme à Ecurey. Le repas d’Emmaüs a été souvent considéré comme un sujet eucharistique, un peu comme une seconde « Cène » réduite à trois personnages. C’est le cas à Ecurey puisque l’artiste a placé sur la table , à côté du pain,un calice, dont la partie supérieure est malheureusement cassée.

Il s’agit d’une composition ternaire à trois personnages comme sur la plupart des autels. Jésus est représenté au moment où Il rompt le pain, le tenant d’une main et le bénissant de l’autre (les deux doigts levés), image identique à la représentation du Christ lors de la Cène du Jeudi-Saint. 

Le pèlerin de droite, le plus jeune, qui vient de reconnaître Jésus ,lorsque Celui-ci a partagé le pain, se précipite en avant, la main sur le cœur. Il tient encore le pain dans son autre main.
Le second pèlerin plus âgé, a une réaction moins vive mais non moins intense : il joint les mains en signe de prière et d’action de grâce. La représentation des pèlerins d’Emmaüs d’Ecurey traite de manière originale l’attitude des deux pèlerins. Souvent ceux-ci sont représentés dans un mouvement de recul sous l’effet de la surprise. Ici, au contraire, le disciple se penche en avant, comme pour saisir de plus près encore, l’incroyable apparition .

Il faut aussi signaler un détail original : la présence de la nappe qui ne recouvre pas la longueur de la table mais uniquement le centre, accentuant ainsi, par son étendue blanche, la place centrale réservée au Christ.

 

Les colonnes ornées entourent le chœur et montent jusqu’à la voute

Autour du choeur

Les peintures murales.

 

Elles  sont l’œuvre de Victor AUBRY  et datent de 1900 comme en témoigne l’inscription portée sur le mur de droite.

A droite  l’épisode de la Samaritaine « O femme, si tu savais le don de Dieu »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A gauche avec une communiante « Mère voici ton Fils. Le pain des anges est devenu le pain des hommes »

 

Ecrit sur la fresque : « Ces peintures ont été faites grâce à la générosité de Nicolas Guiot et Anne-Marie Vaudois et en leur mémoire - RIP 

La voute (description par l’abbé E. Léoutre)

 

1 - Le roi David avec sa couronne et sa harpe.

2 - L’évangéliste Saint Jean avec l’aigle qui le symbolise et le livre des écritures.

3 - L’évangéliste Saint Marc avec la plume et le rouleau des Ecritures.

4 - Moïse avec les Tables de la Loi.

5 - Le prophète Jérémie avec une plume et un écrit. Il se trouve enchainé puisqu’il fut fait prisonnier.

6 - Saint Mathieu et l’ange qui le symbolise.

7 - Saint Luc et le bœuf qui symbolise, avec les mots de Marie : « Magnificat anima mea Dominum – Mon âme exalte le Seigneur».

8 - Elie tout en feu regarde vers le ciel où le char de Dieu l’entraine.

9 - Les armes de Monseigneur Pagis, évêque de Verdun 1887-1903 à l’époque où Aubry peint.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 - Le calice de la Messe avec ces mots : « Sanguis meus vere est potus - Mon sang est une vrai boisson ».

11 - Le calice de la Messe avec ces mots « Caro mea vere est cibus - Ma chair est une vraie nourriture ».

12 - Les armes du Pape Léon XIII (1878 – 1903).

13 - L’ancre de marine, symbole d’espérance chrétienne.

14 - Au cep de vigne pour le vin de l’Eucharistie.

15 - Une gerbe de blé pour le pain de l’Eucharistie.

16 - Le pélican symbole de l’amour qui se donne jusqu’à sa propre vie.

17 - La clé de voute :

- à droite, l’ange, ailes déployées porte une banderole, l’ange porteur de message ;

- à gauche, l’aigle, symbole de la tendresse de Dieu pour les hommes. au centre : le Pape est coiffé de la tiare. L’autorité du Pape étant universelle, la bénédiction qu’il donne de la main droite va à la terre.

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L’armoire eucharistique à oculus.

 

Appelée aussi repositorium ou conditorium, c’est un véritable tabernacle mural qui comporte  un « oculus » fermé par un vitrail donnant sur le cimetière. On ne l’utilise plus du fait qu’un autre tabernacle se trouve au centre de l’autel.
En latin, oculus signifie œil. A l’intérieur de cette armoire était placée une lampe à huile qui permettait aux chrétiens de repérer, durant la nuit, l’endroit où était gardée la Sainte Réserve. Sans entrer dans l’église, les chrétiens pouvaient faire leur prière et leur adoration.

L’armoire eucharistique d’Ecurey, qui date de la construction de l’église (XVIème siècle), a ceci de très particulier : elle est voutée à l’intérieur à la manière d’une voute d’église ornée d’une petite fleur en relief. L’oculus a la forme d’un trèfle à quatre feuilles. Le vitrail a été remplacé dans les années 1980. La porte en fer forgé représente les vagues de la mer (l’eau est symbole de vie),. Deux poissons et trois pains rappellent le miracle de la multiplication des pains.

 

 

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