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Evolution de l’édifice

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LES CLOCHERS

 

Aux Archives départementales de Bar-le-Duc se trouve un important dossier relatif au village d’Ecurey et à son église paroissiale.(série 2 0 416 ). On y apprend que trois clochers se sont succédé.

 

Le clocher primitif, qui appartient à l’origine de l’église, a d’abord été construit au-dessus de l’actuel autel dédié à Saint Nicolas, ancien emplacement d’une petite chapelle féodale. Il faisait une dizaine de mètres et possédait une toiture à quatre pans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’emplacement d’une fenêtre qui servait à éclairer le clocher, donne maintenant dans la  petite sacristie voisine (on ignore quand cette sacristie fut construite, nous savons seulement qu’elle était construite en 1866 comme en témoigne le plan du chœur de 1866). Dans cette tour, il n’y avait qu’une seule cloche sur laquelle on pouvait lire : « Louis Simon m’a faite en 1739 ». Ce clocher est représenté sur le croquis avant travaux de l’architecte Guédée.

 

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Le deuxième clocher de 1820

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Les paroissiens regrettent de ne pas le voir de loin,  de ne pas lire l’heure, et de ne pas entendre sonner la cloche; le conseil municipal décide donc, dans sa réunion du 22 septembre 1819, de rehausser le clocher et d’ériger une flèche. Ce conseil est composé du maire Richard et des conseillers, J.F. Capart, P. Collin, J.F. Richard, J.J. Patoche, J.M. Richard.

Guédée, architecte, établit un croquis du projet le 15 septembre 1819. Le devis est accepté  et approuvé par le préfet de Bar-le-Duc le 17 février 1820. Il se monte à 3828 francs dont 3606,52 Francs seront pris sur le reliquat de l’exercice de 1818. Le 19 novembre 1820, le devis sera légèrement dépassé car il faudra placer des ardoises sur les planches des abat-sons.( ensemble de lames obliques en bois posées dans les baies du clocher pour renvoyer le son des cloches). L’entrepreneur qui exécute les travaux est monsieur Henri Robert de Damvillers.

 

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Sur le projet de Guédée, on reconnait à la base de la flèche, la tour primitive de l’église.  

Ce croquis représente une vue partielle ouest où l’on peut voir l’exhaussement (augmentation de la hauteur d’une construction) projeté de l’ancienne tour.

Mais, en 1842, des malfaçons apparaissent dans le clocher et il s’avère nécessaire de placer un guindage en ardoises sur une des faces du clocher qui prend l’eau. Ce travail sera payé 223,22 Francs. De plus, en 1860, il est évident que la flèche est trop lourde et menace de s’écrouler et que les contreforts sont trop chétifs. De plus les habitants ne sont pas satisfaits de son emplacement.

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Le troisième clocher

 

En 1870, l’architecte diocésain Anune est chargé d’élaborer un nouveau projet. Un premier devis est établi pour 5734 Francs. Mais la guerre est déclarée et ce n’est que le premier dimanche de janvier 1874, que le conseil de fabrique sollicite les subventions nécessaires.

Le 5 février 1874, l’évêché de Verdun recommande la subvention à la « bienveillance du préfet ».

 Le 6 mai 1874, le Sous-Préfet de Montmédy reconnait l’urgence de la situation et le risque d’accident.

Il s’agit de ramener le clocher devant l’église et d’en faire le portail car :

-l’ancien clocher menace ruine

-on ne le voit pas

-il est mal placé

-les allées et venues dans le chœur pour sonner la cloche troublent les offices.

- la soufflerie des orgues qui fait du bruit et prend de la place. Elle pourrait être placée dans le nouveau clocher.

Le clocher est construit en 1875.

 

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La disposition retenue est toujours la disposition actuelle. Ce clocher mesure 28,5 m du sol à la croix et on y replace les deux cloches. Avec quelques mètres supplémentaires et davantage à sa place, ce troisième clocher s’élève vers le ciel plus fièrement que son prédécesseur. Des abat-sons sont posés dans les baies du clocher. L’église en est embellie et retrouve un bel équilibre.

Mais il a fallu du temps pour en arriver là !

 

Pour cette réalisation 113 familles du village (qui en compte 224) ont donné leurs dommages de guerre (1870).

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LES AUTRES TRANSFORMATIONS

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Les travaux de 1766

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Les fenêtres latérales ont été repercées en 1766 par Henri Beauvarlet (architecte à Dun sur Meuse). D’après un document des archives départementales (AD 55, C 1077, fol 49), H. Beauvarlet s’engage par un traité du 7 juin 1765 envers François Lardenois, marchand à Ecurey à conduire les ouvrages de l’église d’Ecurey, moyennant 50 sols par jour. Ce document cité par le pouillé de Verdun (T.4, p. 252) est malheureusement introuvable à la cote citée.

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La construction de la petite sacristie à gauche du chœur

Une sacristie a été construite attenante à la base de l’ancien clocher. Nous ne connaissons pas la date de sa construction, nous savons seulement qu’elle était construite en 1866 comme le montre le croquis de l’architecte diocésain Mr. Anune.

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La contribution de l’abbé Simonin

En 1873, l’abbé  Simonin  a fait ajouter une chapelle (chapelle de la Vierge) et une nouvelle sacristie à gauche du chœur.  Il a également fait percer le fond du chœur pour y placer le vitrail de l’Assomption.  Son œuvre est exposée plus en détail à la rubrique « Ecurey et ses prêtres ».

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